samedi 21 avril 2012

Lviv...

Dimanche, 7 heure du matin, premier pas sur Lviv, ville ukrainienne proche de la frontière Polonaise.

La température avoisine les 2 degrés sous un ciel grisonnant et je sens une légère fatigue après cette courte nuit dans le train.
Je m'arrête dans ce coin après avoir écouté les conseils de personnes croisées précédemment et qui m'ont venté ce lieu.


Au premier abord, je ne trouve pas ça si charmant mais j'y suis alors c'est le bon moment pour creuser un peu plus.
A cette heure de la journée, c'est surprenant mais il y a déjà beaucoup de mouvement dans les rues. Tout le monde se rend dans les différents lieux de culte de la ville pour la célébration de pâques.


Avant mon départ, j'ai eu un plan de ville qui est plus simple pour trouver un endroit pour dormir mais ce matin là, je ne devais pas tomber dessus.
Un peu perdu dans une rue et ne trouvant pas l'auberge, une dame qui promène son chien s'approche de moi:

-"Vous êtes perdu ?"
-"Oui complètement. Je cherche une auberge de jeunesse mais je ne la trouve pas"
-"Vous êtes de quelle nationalité ?"
-"Je suis Français"
-"Ah Français !"
-"Vous parlez Français ?"
-"Non du tout. Je parle un peu l'allemand et l'anglais. Attendez moi 5 minutes ici, je vais réveiller mon fils il parle bien anglais... attendez-moi ici ! "
-"C'est gentil mais ne réveillez pas votre fils pour ça, je vais me débrouiller "
-"Non non, il doit se lever. Ne bougez surtout pas, j'arrive !"
-"Ok... c'est gentil. Je vous attends !"

En attendant son retour, j'imagine la situation d'un adolescent secoué par sa mère un dimanche matin prié de quitter son lit au plus vite et descendre dans le froid pour discuter en anglais avec un mec sorti de nulle part.

En moins de temps que prévu, Larisa revient avec son fils Maxime, qui n'est pas du tout comme je l'imaginais. Nous sommes de la même génération.
On se présente, je le remercie et lui explique sommairement pourquoi il est réveillé de si bonne heure.
Larisa me coupe et se mettent à converser entre eux et il me dit:

-"Tu veux venir boire une tasse de café chez nous ?"

Je n'ai pas envie de les déranger mais mon sourire en dit long sur la proposition et ils le sentent bien...

En arrivant chez eux, on m'invite à retirer ma paire de chaussures et on me donne une paire de pantoufles.
C'est très certainement culturel puisque lors du passage sur Kiev, c'était obligatoire dans l'auberge.
Je n'ai jamais eu ce réflexe mais avec du recul, je trouve ça plus hygiénique.

On s'installe et le café se transforme en un énorme déjeuner. Ils me posent pas mal de questions sur le voyage et me proposent gentiment de m'héberger.
J'accepte volontier la proposition mais je reste "bêtement" prudent. Ca me semble beaucoup trop beau pour être vrai.

Ils adaptent vite leur planning pour que je ne reste jamais seul et sont aux petits soins pour que je me sente vraiment bien chez eux.
Première journée rythmée de visites et ballades sans perdre une miette de ce qu'ils peuvent me dire car ils connaissent parfaitement leur ville et leur pays.







Après cette riche journée c'est le moment de se poser.
En entrant dans la chambre, je ressens la touche maternelle.
Larisa a préparé avec soin un lit d'appoint et l'a disposé à proximité du chauffage pour que je n'ai pas froid dans la nuit.



Du lendemain, Maxime me propose d'aller voir l'école de sa mère. Elle est enseignante pour jeunes enfants et il doit faire un "reportage" photo.
Premier passage par la cantine scolaire pour y déguster une soupe et le plat commun (équilibré et excellent) et présentation de la classe une demi-heure avant la reprise des cours de l'après-midi.



Elle a le soucis du détail lors de la préparation et on sent que c'est plus qu'un métier à ses yeux.
En voyant les enfants arriver, ce sentiment est d'autant plus fort.
Elle veut simplement les tirer vers les haut et le tout est rythmé par des chants, des jeux, de l'écoute et arrive même à y placer des petits exercices physiques. (Pour qu'ils soient en mouvement et ne s'assoupissent pas comme chacun à du le faire une fois dans sa vie)



Dans ce monde ou il faut avoir peur de tout et de tout le monde, ne plus faire confiance aux Hommes et seul le profit, l'intéressement et la médiocrité prime c'est juste un immense plaisir de les avoir rencontrés.
A paraitre doux rêveur et totalement marginal, je suis pleinement heureux et épanouie d'être utopiste et de voir la vie du bon côté.

Juste avant de reprendre mes affaires, en plus de leur gentillesse et leur hospitalité, ils m'ont offert une énorme boite de chocolat (une spécialité de Lviv) pour me remercier d'avoir été leur hôte. Juste incroyable.
Et la touche finale étant les deux portes bonheurs que Larissa m'a offert.
L'un étant destiné à ma mère et le second pour moi...


Les voyages nous changent et nous donne de nouveaux yeux mais lorsque vous l'associer aux rencontres, ça vous changent complètement.

mardi 17 avril 2012

Les charmes de Kiev...

Gare routière de Chisinau (Moldavie):
Cela s'avère plus facile que prévu. Au bout du deuxième essai je tombe finalement sur le bon bus.
Juste le temps de payer le conducteur, remplir les formalités administratives et on se met en route.

Un peu avant le poste de douane, mon voisin de trajet se lève et va chercher un nouveau formulaire.
Il s'agit du document que l'on doit laisser aux autorités.
Jusque là rien d'exceptionnel vous me direz sauf qu'il me demande le mien et utilise mon identité pour renseigner ce papier.
J'ai du mal à comprendre pourquoi et trouve ça plutôt louche. La réponse arrive vite et au final, il fait ça pour me rendre service car dans la précipitation, je l'ai mal renseigné.
C'est bien gentil de sa part car il n'était pas obligé de la faire et j'aurais eu plus de difficultés avec les douaniers.

Un peu avant de sortir du pays, soucis mécanique avec le car.
Dans ce secteur géographique, quand vous utilisez les transports "bon marché, les bus sont un peu vieillots.
On reste immobilisés 30 minutes et grâce au système "D" d'un des conducteurs on peut reprendre la route.

Postes Frontières:
Les douaniers sont très strictes...Personne ne doit descendre. On comprend mais ce qu'il faut savoir c'est qu'il n'y a pas de toilettes dans le car.
Ca peut toujours servir quand vous faites un trajet comme celui-ci (en moyenne 10 heures et de nuit).
Bizarrement, c'est dans ce genre de situation que l'on commence à réfléchir et forcément l'envie arrive.

2 heures d'attente et les tampons sont enfin mis sur les passeports.
500 mètres plus loin, on s'arrête en pleine nature dans le noir le plus complet juste devant le panneau d'entrée en Ukraine.


"Mesdames et Messieurs, vous êtes arrivés aux toilettes."

En 10 secondes, le car est vide...il y avait urgence je pense !

Gare routière de Kiev (Ukraine):
Pas mal de mouvement et toujours cette problématique de réussir à me faire comprendre.
Un policier à qui j'ai demandé mon chemin et qui n'a pas réussi à me répondre me fait signe de le suivre.
Il a trouvé quelqu'un qui parle anglais. Me voilà en train de discuter avec un juriste pour une société pétrolière dans cette ville et me propose de me déposer dans le centre-ville.
Impeccable, merci Sergey.


Le temps de poser les sacs dans l'auberge et c'est reparti pour la découverte d'une nouvelle ville et une nouvelle culture.
Je me devais de le noter et c'est ce qui fait le charme de l'Ukraine et son identité...le charme des femmes slaves n'est pas qu'une légende et au-delà du physique, elles sont adorables, abordables, gentilles et ont toujours le sourire... un charme tout simplement naturel.



Enfin quand je dis toutes gentilles, exception faite d'une sénior que j'ai croisée alors que je prenais des photos.
Elle a eu cette soudaine envie de me mettre un bon coup de sac à main en me voyant.

Pourquoi ?
Je n'en sais strictement rien mais elle avait l'allure des grands jours.

Ce que j'ai dit ?
-"Bah et oh !"
J'ai été relativement surpris mais ça m'a vite fait rire. Quel charmant accueil...



Je le note régulièrement mais vous avez l'opportunité de côtoyer beaucoup de monde dans les auberges de jeunesse.
Ce jour-là je croise Matt qui est natif de Lille et quand deux baroudeurs nordistes se retrouvent avec les mêmes envies et la même philosophie de vie, ça donne un sacré mélange.


Après avoir suivi les bons conseils sur les lieux nocturnes atypiques et une bonne journée de visites, on rencontre 2 étudiantes de Kiev. Violetta et Yulia.

En leur expliquant le pourquoi de notre présence dans leur ville et nos attentes, elles nous proposent de les retrouver le lendemain pour passer un moment ensemble.

Rendez-vous pris... on se retrouve dans quelques heures !



En les retrouvant, elle nous ont fait la surprise de venir avec leurs amis proches et grâce à eux, on a eu l'occasion de vivre pleinement notre passage sur Kiev.

Entre gastronomie, panorama, monuments, histoire et la liste est bien longue, on ne peut que tomber sous le charme...C'était une chance de pouvoir croiser des gens si bienveillants et authentiques.

Ils se sont vraiment décarcassés et on a bien senti qu'ils voulaient que l'on garde un bon souvenir et une belle image de leur pays. 


Après ces quelques jours plus que plaisants, il est temps pour Matt de peaufiner le reste de son séjour et de mon côté de me rapprocher de la frontière polonaise.
Cette amitié naissante et ces rencontres nous font dire que ce n'est pas la dernière fois que l'on verra ce pays si intéressant et accueillant.


Matt...on se retrouve quelque part sur la route avec les yeux qui pétillent et un large sourire en repensant aux charmes des Ukrainiennes.

mardi 10 avril 2012

La République de Moldavie...

Il faut savoir qu'en Roumanie, il y a une heure de plus qu'en France...j'ai légèrement oublié d'avancer ma montre et ce jour-là, je me règle dessus.
Ca va tout de suite moins bien quand vous vous en apercevez à la dernière minute et qu'il vous reste à peine le temps pour boucler les sacs, trouver un billet et sauter dans le train.

Une solution:
Trouver un taxi dégourdi pour me jeter devant la gare et acheter un billet rapidement.

Pour moins de 3 euros (pourboire compris), je tombe sur un chauffeur plus que dégourdi et me fait en prime une brève leçon d'histoire roumaine. Parfait !


Me voilà devant le guichet international...une personne me regarde et me dit:

-"CHISINAU"
 (chisinau, étant la capitale Moldave et le lieu qui m'intéresse)
-"Oui, Chisinau"
-"Suis moi, tu peux acheter ton billet dans le train"

Au fond de moi, je sens déjà la combine sortie de nulle part mais je fonce, je n'ai plus le temps de faire la fine bouche ou me poser trop de questions.

-"C'est combien le billet ?"
-"J'ai des bons prix en première classe pour toi !"
-"C'est parfait mais j'ai simplement besoin du billet le moins cher"
-"C'est le même prix pour la 1ère et la seconde !"

Il veut simplement me vendre la 1ère classe et pas se soucier du reste.

On se retrouve devant l'un des contrôleurs, ils se parlent vite fait et me dit:

-"Suis moi, je vais te montrer ta cabine et tu pourras poser tes affaires"

Je demande quand même au contrôleur qui me confirme par un signe de tête et je me retrouve dans le compartiment "luxe".
On discute et on se mets d'accord sur le prix. Tout le monde est content de la transaction.

2 minutes plus tard, le train se met en route.
Parfait, je suis dedans mais sans billet. J'imagine déjà une nouvelle transaction avec le contrôleur...

Oh mais qui voilà !!!
Ce fameux contrôleur qui rentre dans la cabine et me demande mon billet.

A mon tour de lui répondre:
-"Vous ne me l'avez pas encore donné !"

Il ferme la porte, s'assoit et me demande de noter sur un bout de papier le prix que j'ai payé.

Je lui note, me fait un nouveau signe de tête et repart.
Cette fois-ci c'est bon, je peux me poser dans cette ambiance "luxe déprimant".




12 heures plus tard et 2 contrôles de douane, je me retrouve à destination de bon matin.
Personne ne parle anglais, de plus il n'y a pas pas grand monde dans les rues et tout est écrit en alphabet cyrillique.
Bilan, je sors mon manuel Russe.

Même si je l'ai un peu étudié avant le départ, je n'y comprends strictement rien.


C'est bien la première fois depuis un mois que je me mets à me parler à voix haute en me disant:

 Mais qu'est ce que je fais ici !!


Après cette minute de fatigue et de doute, je me remets en route et je trouve tant bien que mal une auberge.
Au premier abord, le quartier est surprenant mais s'avère agréable.


La particularité de ce lieu et c'est la première fois que je vois cela, c'est qu'il possède un "bunker".
Il s'agit du bunker 24, il est utilisé pour pouvoir discuter tranquillement sans gêner les autres.

Je reste curieux sur son utilisation ces dernières années.



Tout comme pour la Roumanie, c'est intéressant d'y jeter un oeil pour prendre la température.
Les cités sont totalement différentes. J'ai cette impression par moment d'avoir fait un bond en arrière de 20 voir 30 ans en voyant les conditions de vie et de l'autre, je me retrouve dans une grande ville actuelle...Assez surprenant.


En voyant ce contraste et après avoir croisé une patrouille de police routière en LADA de première génération (et c'est sérieux), je me suis demandé comment était le système de secours dans cette capitale.
Le seul moyen de le savoir, c'est d'aller échanger quelques mots avec eux.

Sur place, la curiosité va dans les deux sens. Autant pour moi quand je vois l'infrastructure et pour eux, pourquoi un pompier français vient jusqu'ici poser des questions de ce genre.

Pour résumer cette rencontre, ils n'ont que pour mission l'incendie, le rythme de travail est similaire avec un système de garde de 24 heures mais la différence se fait sur le matériel et la vie de casernement. Beaucoup plus austère.




2 jours c'est amplement suffisant et le temps de fermer les sacs, j'ai une envie de me cuisiner des pâtes. Les plats locaux des différents pays sont excellents mais j'ai besoin de retrouver une stabilité culinaire. Je propose à une des filles qui gère l'auberge de manger avec moi puisqu'au final, tout le monde est de sortie.
On ne change pas, à force de papoter je me rends compte que je suis à nouveau en retard.
Changement cette fois-ci, je n'ai pas retiré d'argent pour payer mon billet et il me reste juste le temps pour y aller en taxi.

Je suis certainement tombé sur le distributeur le plus capricieux de Moldavie. Après avoir mis la carte, l'écran s'est figé 2 minutes.
Coup de chaud...je tape sur toutes les touches (tout en l'insultant)

Je peux enfin taper mon code et le montant...

Ecran noir...Second coup de chaud et seconde phase de défoulement.

Enfin ressort ma carte et l'argent...Eh oui, j'ai retiré de l'argent en Moldavie !!!

Je saute dans le taxi et enfin la gare routière. Juste le temps de donner 2 euros pour la course et je me retrouve devant une dizaine de bus comme celui-ci. Reste plus qu'à trouver le bon.


En si peu de temps, ma connaissance du cyrillique ne s'est toujours pas améliorée...

samedi 7 avril 2012

L'héritage communiste !

Après 5 jours sur Budapest, je sens que le temps est venu de reprendre les sacs et d'explorer de nouvelles contrées.

Plusieurs destinations s'offrent à moi mais la Roumanie m'intéresse pas mal.

Mais pourquoi ce pays ?
Au fur et à mesure des arrêts, je posai des questions sur ce pays et personne n'était capable de me donner quoi que ce soit de croustillant. Je me rends compte que je ne connais rien sur cette destination.
Si c'est ça, c'est le bon moment d'aller y faire un petit tour et de répondre à cette attente.

Mais quel mode de transport maintenant ?
L'histoire serait insipide d'aller à la simplicité et prendre un billet d'avion et mettre 2 heures au grand maximum alors qu'en train, mettre 14 heures et profiter du charme des voyages des pays de l'est, c'est plus dans l'envie du moment.

Me voilà donc avec un billet de train pour une nouvelle capitale.


Rencontre quand tu nous tiens... cette fois-ci je partage la cabine avec un allemand qui lui aussi a pris quelques mois pour voyager. Il rejoint ses parents en Afrique qui font de l'humanitaire.

Par la même occasion, il me montre sa combine pour avoir de l'électricité dans tous les pays sans adaptateur...


Suis quand même bien content d'avoir acheter un adaptateur avant de partir.

La nuit tombe rapidement et c'est le bon moment pour se poser un peu.
Très vite on se retrouve dans un état de sommeil profond et surtout bien déconnecté du reste du monde.

Et sortie de nulle part, quelqu'un tambourine à la porte et on entend d'une voix bien grave et sèche:

-"PASSPORT CONTROL, PASSPORT CONTROL"

J'ai connu mieux comme réveil et c'est toujours difficile de retrouver "rapidement" son passeport dans ces moments-là.
Le temps pour le douanier de regarder les passeports et en moins de 5 minutes, nous voilà repartis dans un "second" premier sommeil.

Qui dit second "premier sommeil" dit second contrôle !!

-"PASSPORT PASSPORT"

Pas le choix, on refait la même encore et toujours avec le sourire pour nous mais pas du tout pour le douanier.
Ce qui est sûr, c'est que l'on est certain d'être enfin en Roumanie.

14 heures plus tard, gare de Bucarest:
Un monde fou sur le quai... ça me semble étrange mais c'est peut-être habituel en fin de compte.

C'est tout à fait normal. Le comité d'accueil n'est ni plus ni moins que les chauffeurs de taxi qui quêtent les touristes. C'est un vrai défi pou eux et ça va dans tous les sens.


J'ai un ressenti assez contrasté concernant cet arrêt en Roumanie mais j'arrive à comprendre un peu mieux son histoire et sa population. 

J'avoue que c'est assez réducteur après y avoir passé seulement 2 jours et uniquement dans la capitale mais je vous laisse quelques impressions:

- L'héritage communiste et en particulier celui de l'ancien dictateur Ceausescu.
On ne peut pas y échapper surtout en passant devant les bâtiments officiels.
C'est très personnel mais ce genre d'architecture ne me fascine pas du tout...brut de décoffrage et carré.

Les prises de photos de certains bâtiments sont formellement interdites hormis le palais du parlement.
( le deuxième plus grand bâtiment au monde après le pentagone )




- Un nombre incalculable de chiens errants dans les rues, et quand vous vous retrouvez avec 4 molosses qui vous regardent alors que vous marchez tranquillement, on se pose pas mal de questions.

- De magnifiques églises orthodoxe...


En passant par là, je rencontre une religieuse et lui demande s'il est possible de photographier l'intérieur car c'est simplement magnifique et je n'ai jamais vu ça.
Gentiment, elle me confirme que c'est possible et prends le temps de répondre à mes questions.
Elle me questionne à son tour

-"Vous avez déjà assisté à un office de ce type ?"
-"Non du tout, je ne connais pas"
-"Si vous le voulez, attendez un peu et il y a une célébration qui va commencer. C'est le bon moment pour vous d'entendre de magnifiques chants orthodoxes."
-"Merci beaucoup, je vais attendre alors !"

C'est vrai que pour le coup, c'était un moment magique.



Apres avoir pris la température sur place, il est temps pour moi de reprendre un train pour la Moldavie qui est proche et là, une combine m'attend à la gare...


mardi 3 avril 2012

En route vers la capitale Hongroise...

Lorsque j'ai rencontré Roberta et Luisa sur Vienne, je leur ai parlé de mon envie de visiter Budapest. Coup de chance puisqu'elles partent également dans cette direction et ont une excellente combine pour y aller.

Je ne vais pas vous cacher mais ça m'arrange pas mal.
Par chance et à la dernière minute, il reste deux places ! Parfait...

Il s'agit d'un trajet en bus de moins de trois heures et pour la modique somme de 10 euros.
Si quelqu'un souhaite faire la liaison un jour, c'est la compagnie ORANGE WAYS (café offert).

Le bon point de ces transports à mon sens, c'est que vous faites facilement des rencontres et là, je me retrouve assis à côté d'un Hongrois de ma génération.
Il s'appelle Csaba, vit sur Budapest et revient d'un voyage aux Etats-Unis.
Il doit y avoir un signe derrière tout ça car on se retrouve l'un à côté de l'autre alors qu'il ne devait pas être à cette place.
Vous avez un numéro de place lorsque vous réservez mais la sienne est prise par une personne qui ne veux plus en bouger.

On se salut...me parle français lorsque je lui dit ma nationalité. On échange pas mal en faisant un mélange de français-anglais sur nos vies, nos voyages, et on ne voit pas le temps passer.
En cours de route, il me propose gentiment de me loger dans la semaine si j'en ai le besoin.
Il a l'habitude de ce genre d'aventure et fait régulièrement du "CouchSurfing", qui est un principe d'échange international de logement.


Nous voilà sur Budapest, toujours sans plans de ville pour ma part évidemment et je lui demande ma route. Et là il me répond:
"Mais ne t'inquiète pas pour ça, viens avec moi, je te dépose en taxi"

A savoir que ce n'est pas sur sa route mais il demande au chauffeur de faire un détour.

Avec un tel accueil et une telle hospitalité, je pense que je vais me sentir bien ici.
Devant l'auberge, je le remercie malheureusement trop brièvement car le taxi doit partir au plus vite pour laisser passer un bus.
On a eu le temps de s'échanger nos coordonnées avant où il m'a réitéré son invitation.


"BAZAR HOSTEL", voilà le nom de l'auberge que j'ai trouvée.
Le nom me plaisait pas mal et c'est idéalement placé.
En plein cœur du quartier Juif, qui est l'un des plus vivant je trouve et surtout à deux pas de la seconde plus grande synagogue au monde.


Dans le hall d'escalier qui mène à la pièce principale, ça rigole pas mal et surtout ça parle français.
Je ne peux m'empêcher de rigoler intérieurement et avoir ce petit sourire en coin.
Quand je vois la fameuse troupe, je comprends pourquoi.

Il s'agit d'une bande d'amis venus de Grenoble, accompagnés d'une amie Hongroise, venue profiter le temps d'un long week-end.
Pour vous donner un peu le ton, ça ressemble à une ambiance type auberge Espagnole.

On parle assez vite tous ensemble et comme dans l'épisode Allemand, en moins de 2 minutes on m'offre très vite une collation.
Mais ça (re)commence bien dites moi !
Au bout d'un petit moment, l'idée de profiter de la richesse des bars Hongrois pointe son nez et on me propose de suivre le mouvement.

Je pense que vous avez deviné ma réponse...
Je reste donc tranquille dans la chambre après ce long trajet et profite d'un moment de quiétude pour faire un sudoku....

NON je plaisante, je ne veux pas manquer cet instant surtout aussi bien accompagné.

Au final, encore un bon moment de plaisir avec une belle équipe de vainqueurs...
(malheureusement tout le monde n'est pas réuni sur la photo)


On tombera sur le bar le plus connu de la ville mais pas seulement.
C'est un endroit vraiment exceptionnel, sur plusieurs niveaux avec une décoration complètement excentrique.
Je pourrais en parler des heures donc le plus simple, c'est d'aller y faire un passage.
Le bar s'appelle le SZIMPLA KERT et croyez-moi, ça vaut la peine de faire le déplacement.


Si vous voulez profiter de cette ville, vous allez avoir l'embarras du choix tant les possibilités qui s'offrent à vous sont impressionnantes...
L'avantage certain pour un touriste Français est que le coût de la vie sur place est bien moins excessif et c'est plutôt appréciable. Avec un petit budget, vous pouvez goûter à tout.


Cette ville porte bien son nom de perle du Danube.
Vous avez d'un côté BUDA et de l'autre PEST le tout séparé par le Danube.
Il y a un héritage culturel assez impressionnant et les ouvrages d'art qui relient les deux rives sont impressionnants. 
Je ne vais pas voir faire un nouveau guide du routard, mais c'est une ville à taille humaine avec beaucoup d'atouts et de caractère.

Accordez-vous un moment de détente aux Thermes. C'est courant et développé.
SZECHENYI BATH, c'est typique et vous pouvez y rester la journée entière si vous le désirez.


En terme de gastronomie, vous ne manquerez de rien et toujours pour un prix dérisoire.
Pour environ 7 euros, vous pouvez vous faire un repas de communion et à base de plats typiquement locaux.
N'oubliez pas les pâtisseries, il y a de quoi se faire beaucoup de bien.

Faites un détour par le Parlement.
La visite du bâtiment est possible, et vous serez accompagné par un guide qui vous donnera des explications pertinentes en Français.
Comptez une heure environ et cerise sur le gâteau, c'est gratuit.
Rares aujourd'hui sont les endroits touristiques gratuits et de qualité.


La statue de la liberté, monument symbolique sur la colline de Gellert.
Vous profiterez de la vue sur la ville et c'est juste en un mot...superbe.

Si avez la même chance que moi ce jour-là, vous ferez des rencontres intéressantes.

Il est temps de raconter un nouveau moment de vie.
J'y ai croisé Marcin, un artiste Polonais, venu sur Budapest pour une de ces représentations.
Ce jour là, c'est son jour de repos et il profite comme moi du paysage.
Il me demande de le prendre en photo.
Et voilà comment commence une discussion...


Le temps de redescendre de là et prendre quelques clichés, on se pose dans ce lieu incontournable, le Szimpla.
Je vous épargne les détails et les différents sujets abordés mais c'est à nouveau une rencontre de qualité avec un sacré personnage.
Rien ne remplacera l'Humain !

A la base, je pensais rester 2 voir 3 jours sur Budapest mais je m'y sens tellement bien que je prolonge le séjour et au moins ça me laisse de temps pour revoir Csaba.

Après quelques échanges, il me propose de le retrouver directement chez lui.
Toujours aussi avenant et chaleureux.
Il me donne dans la foulée une clé de l'appartement, me dit de faire comme chez moi et fait un listing pour profiter pleinement du reste de mon séjour.


J'ai rencontré l'un de ses amis, Akos et vécu le temps d'un instant comme un Hongrois.

Csaba - Piero - Akos

En commandant les bières locales, Csaba me dit:
-"Hey Pierre, tu veux tester le Palinka ?"
-"Le Pa quoi ?"
-"Le Palinka, c'est traditionnel, tu dois goûter"
-"Ok ça me va, mais on doit annuler les bières ?"
-"Non, le palinka se boit avant la bière !"

Je n'aurais jamais pensé boire de l'eau de vie traditionnelle avant une bière ce soir là.
Coutume locale, ça se boit cul sec...



Durant la soirée, voilà ce que Csaba m'a dit:

"Je ne suis ni patriotique, ni nationaliste mais je pense être un bon représentant de mon pays."

Par moment il n'est pas nécessaire de faire de longues phrases mais ce qui est certain, c'est que les rencontres nous changent.